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Jean-Marc et le casse-tête des résidences au Canada et au Québec

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    Votre équipe
  • il y a 16 heures
  • 3 min de lecture


Jean-Marc pensait que le mot « résidence » était simple. Une maison, un canapé, une télé… et voilà.

Puis il a immigré au Canada, s’est installé au Québec… et là, tout a dérapé.

Son comptable lui parle de résidence fiscale. Son notaire lui parle de résidence familiale. Son agent d’immigration lui parle de résidence permanente.

Et Jean-Marc, lui, habite… quelque part.

« Mais… c’est la même chose, non ? »

Spoiler : non.


1. Jean-Marc devient résident… mais pas comme il pense (immigration)


Fraîchement débarqué à Montréal, Jean-Marc obtient sa résidence permanente.

Il est désormais résident permanent du Canada. Il est ravi :


  • il peut travailler

  • il peut se soigner

  • il peut vivre où il veut

Bref, presque comme un citoyen.

Presque… car Jean-Marc découvre qu’il ne peut pas voter ni occuper certains emplois sensibles.

Mais surtout, il pense que tout est réglé. Erreur classique de Jean-Marc !

Car pour l’administration fiscale, une autre question se pose :

👉 Où est-il résident fiscal ?


2. Jean-Marc devient résident fiscal (sans vraiment le savoir)


Jean-Marc arrive avec sa conjointe, loue un appartement, ouvre un compte bancaire, inscrit les enfants à l’école…

Et là, sans cérémonie, sans formulaire magique :

👉 Il devient résident fiscal du Canada.

Pour Agence du revenu du Canada, ce n’est pas son statut d’immigration qui compte, mais ses liens de vie.

Résultat :

  • Jean-Marc doit déclarer ses revenus mondiaux

  • Il entre dans le système fiscal canadien

  • Et… il sort souvent du système fiscal français

Mais Jean-Marc n’a rien anticipé.

Son PEL en France ? Ses placements ? Ses obligations déclaratives ?



3. Jean-Marc découvre la résidence principale (et pense avoir gagné)


Quelques années plus tard, Jean-Marc achète une maison.

Il entend parler d’un avantage incroyable : 👉 la résidence principale est exonérée d’impôt sur la plus-value.

Si Jean-Marc possède :

  • une maison à Montréal

  • un chalet dans les Laurentides


laquelle est sa résidence fiscale ?


👉 Au Canada, la résidence principale est une notion purement fiscale. L'une comme l'autre peut donc , potentiellement, être désignée résidence principale en cas de vente ou de décès, indépendamment du lieu d'habitation de Jean-Marc.


Il ne s'agira donc pas, pour Jean-Marc, de faire un contresens, le moment venu, sur la signification du terme ''résidence principale''. Sinon :


👉 #cestjeanmarcquipaie (encore)


4. Jean-Marc et la résidence familiale (le piège juridique)


Jean-Marc pense être tranquille : il est unique propriétaire de sa maison. Donc il fait ce qu’il veut.

Encore faux.

En droit civil québécois, la résidence familiale est protégée.

Même si Jean-Marc est seul propriétaire :

👉 il ne peut pas vendre sans l’accord de sa conjointe

Le notaire lui explique qu’il faut une déclaration de résidence familiale.

Jean-Marc tombe des nues.

« Comment ça, ce n’est pas ma maison ? »

👉 Disons que ce n’est plus seulement la sienne.

5. Jean-Marc découvre qu’il a… plusieurs résidences de famille


Et là, ça se complique vraiment.

Le droit québécois introduit une autre notion :

👉 le patrimoine familial

Et surprise :

  • la maison principale

  • le chalet

  • et même le VR de Jean-Marc

peuvent en faire partie. Oui, même son camping-car....

Sauf… si Jean-Marc est le seul à l’utiliser pour aller à la chasse.

Dans ce cas : 👉 ce n’est plus une résidence familiale, mais un bien personnel.

Jean-Marc commence à regretter ses week-ends en forêt.


6. La réforme de 2025 : Jean-Marc n’est plus tranquille même en union de fait

Jean-Marc a un ami, Paul, en union de fait.

Paul pensait être à l’abri des règles des couples mariés.

Puis arrive la réforme du 30 juin 2025.

👉 Création du patrimoine d’union parentale

Résultat :


  • même sans mariage

  • avec un enfant


    👉 certains biens (dont la résidence) doivent être partagés


Jean-Marc appelle Paul.


Paul ne répond plus.



Conclusion : Jean-Marc comprend enfin… (presque)


Jean-Marc finit par réaliser une chose :

👉 Le mot « résidence » ne veut jamais dire la même chose.

Il peut être :

  • une résidence permanente (immigration)

  • une résidence fiscale (impôt)

  • une résidence principale (stratégie fiscale)

  • une résidence familiale (protection juridique)

  • une résidence de famille (patrimoine familial)

Et parfois… tout ça en même temps.

Alors oui :

👉 Une résidence peut être secondaire, désignée principale, utilisée par la famille, non protégée juridiquement…👉 tout en appartenant à un résident permanent parfaitement résident fiscal.

Vous êtes perdu ?

C’est normal. Jean-Marc aussi.

Et vous savez ce que ça donne quand Jean-Marc ne comprend pas ?

Besoin d’y voir clair dans votre situation ?


Avant de prendre une décision… mieux vaut poser les bonnes questions.

Parce qu’en fiscalité comme en droit :

👉 ce n’est jamais le mot qui compte…👉 c’est ce qu’il veut dire.

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